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L’ADSF aussi a fait ses élections !

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Nouvelle présidence et nouveau conseil d’administration pour l’ADSF !
Le mot de notre nouvelle présidente, Karine Renaudie :

«Cher(es) volontaires, bénévoles, donateurs et partenaires de l’ADSF,

Une présentation de la nouvelle présidence de cette association dans la continuité de l’ancienne équipe, avec le Dr Bernard Guillon ! J’ai 32 ans et suis investie à l’ADSF depuis novembre 2015. D’abord, comme maraudeuse tous les jeudis soirs pendant un an où j’ai plaisir à découvrir des personnes formidables sur le chemin de la maraude avec lesquelles nous partageons les mêmes valeurs de PARTAGE, RESPECT et EMPATHIE.

Des humanistes qui me font aimer cette association avant tout par les personnes qui la représentent tant au bureau de l’association avec un vice-président Dr Bernard Guillon, profondément utopiste et bienveillant, une trésorière Marie-Thé réactive et investie, deux salariées Nadège et Maria dynamiques et enthousiastes, un conseil d’administration: Catherine Lamy, Hélène Legrand – très investies chaque mois depuis 2002 pour offrir des consultations gynécologiques aux femmes en détresse dans les centres d’accueil du SAMU SOCIAL de PARIS, Claude Egullon ainsi que Claire Judel, pharmacienne qui avait présidée l’ADSF avant le Dr Bernard Guillon, très investies pour le développement des activités de l’association ; autant de personnes représentées par des individualités animées par une même passion de l’humain et de la défense des femmes.

Surtout, je souhaite évoquer tout le travail des bénévoles maraudeurs, dans la communication, aux Comores, aux Sud-Kivu qui font vivre l’association au plus près de nos valeurs de terrain et de pragmatisme pour faciliter l’accès aux soins des femmes vulnérables. Nous avons besoin de tous vos talents, votre créativité, votre humanisme pour continuer à faire vivre l’ADSF.

Pour reprendre mon parcours, je suis infirmière puéricultrice diplômée de l’institut en soins infirmier de la Croix Rouge Française en 2005 puis en 2006 à Orléans pour ma spécialisation. J’ai travaillé 3 ans à l’hôpital mère enfant de Limoges en médecine pédiatrique où j’étais référente adolescent. Parallèlement, j’accueillais les migrants dans un accueil de jour de la Croix Rouge une fois par semaine. J’ai découvert combien accorder une écoute et du temps pour que les personnes vulnérables se sentent dignes était important. Puis, en 2010 j’ai repris mes études à l’Institut de Santé Publique, d’Épidémiologie et de Développement de Bordeaux où j’ai validé mon Master 1 en Santé Publique. J’ai travaillé de nuit en intérim sur un centre d’aide sociale à l’enfance qui comportait une pouponnière. Associativement, j’étais chroniqueuse en bandes-dessinées pour l’Avis des Bulles et me suis investie à l’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées d’Etat, dans un premier temps en région, en Aquitaine et dans un second temps comme secrétaire au conseil scientifique en 2011 au niveau national en Île de France.

Ensuite, en 2011, j’ai obtenu la bourse Erasmus Mundus et suis partie à Londres, à University College of London, pour étudier la santé maternelle infantile pendant 3 mois puis à Bergen au Center of International Health pendant 9 mois. J’ai demandé à mes tuteurs de mémoire, tous deux professeurs en épidémiologie, de réaliser une action recherche. J’ai donc effectué mon stage à l’Institut Pasteur de Madagascar sur une étude qualitative ciblant la compréhension de la gestion de la diarrhée du nourrisson dans les familles Malgaches. J’ai présenté mon mémoire en Norvège. Cette expérience m’a permis de m’ouvrir à la santé communautaire, modèle que je retrouve à l’ADSF et que je défends.

graphique karine renaudie adsf santé femmes

Graphique : Représentation de la santé communautaire selon Jourdan Didier, O’Neill Michel, Dupéré Sophie, Stirling Jorge, « Quarante ans après, où en est la santé communautaire ? », Santé Publique, 2/2012 (Vol. 24), p. 165-178.

J’ai également rencontré des personnes merveilleuses humainement et professionnellement qui défendent le droit des femmes et des enfants partout dans le monde.

De 2012 à 2015, j’ai travaillé sur une création de poste en tant que chargée de promotion de la santé des jeunes sur une plateforme santé jeunes au centre de santé de Bagatelle à Talence avec Françoise, directrice. Nous avons développé le travail de rue en partenariat avec des éducateurs de prévention spécialisée. Nous avons créé des passerelles entre le social et la santé pour que les jeunes vulnérables puissent intégrer plus facilement le droit commun. Notre centre de santé comportait un centre de planification familiale où nous travaillons à réduire les conduites à risques. Nous bénéficions également d’un accueil écoute jeunes qui visait, avec l’appui du psychiatre addictologue et des psychologues, à accompagner les jeunes et les familles dans la réduction des conduites addictives. Associativement, nous créions avec Marion sophrologue et Isabelle, réflexologue ainsi qu’avec l’appui d’Alain directeur de plusieurs services de prévention spécialisée, SophroRéflexo33 où j’étais présidente jusqu’en février 2017 et maintenant vice-présidente. Parallèlement, je coordonnais une UTEP, unité transversale pour l’éducation du patient qui créait avec les patients et des professionnels (gynécologues-obstétriciens, neurologues, sages-femmes, infirmiers, diabétologue, …) des programmes sur l’éducation thérapeutique du patient ayant un diabète gestationnel, une épilepsie ou une maladie cardio-vasculaire. Une autre des missions ciblait les campagnes de vaccination, notamment dans l’adoption de la stratégie cocooning, avec la prévention de la coqueluche et la collaboration avec le Pr KOECK ayant créé le site Mesvaccins.net.

Puis, en août 2015, je me suis mariée et nous sommes arrivés à Montreuil. J’ai travaillé un an en tant que coordinatrice pédiatrique au réseau périnatal Naitre en Est Francilien. J’ai découvert l’ADSF en novembre 2015 et ai commencé mes maraudes auprès des femmes vulnérables en bidonvilles et dans les hôtels sociaux. En avril 2016, Laurence et moi sommes  parties aux Comores former les sage-femmes à l’allaitement maternel avec l’appui du Conseil Départemental de Seine Saint Denis pour diminuer la mortalité néonatale. Les sages-femmes continuent à ce jour les causeries dans les villages auprès des mères, pères et grand-mères grâce à l’engagement de Chabani, Anaïs et Nourhere. L’ADSF souhaite s’engager pour réduire les violences faites aux femmes et notamment les mariages précoces.

Actuellement, je suis directrice de multi-accueil où je manage 29 professionnelles de la petite enfance et nous développons un programme de soutien à la parentalité. Formée et certifiée aux massages bébé et portage, je souhaite le développer afin d’accentuer l’attachement de la mère et de l’enfant.

Tout passe par l’amour, celui que nous donnons en tant que bénévoles aux jeunes-filles, aux femmes, aux mères. Le respect et l’empathie qui nous animent dans nos maraudes et missions permettront de valoriser ces femmes et leur redonner la confiance nécessaire pour qu’elles prennent soin d’elle, qu’on prenne soin d’elles.

Associativement,
Karine Renaudie»